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La Ouate de cellulose est un procédé de référence de l'isolation écologique, fabriqué à partir de papiers recy...
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Ouate de Cellulose

La Ouate de Cellulose

Contenu de la fiche :


La Ouate de Cellulose n'est pas un nouveau matériau. Il est fabriqué et utilisé depuis environ 70 ans. Cependant, sa commercialisation est restée longtemps anecdotique et ce n'est que depuis une vingtaine d'année qu'elle est devenue un procédé de référence de l'isolation écologique. C'est un produit fabriqué à partir de papiers recyclés (journaux, déchets d'imprimerie, etc.) ou de boue papetière. Ecologique et performante, la Ouate de Cellulose présente l'une des meilleures inerties.
C'est un bon isolant thermique et phonique. Il s'adapte parfaitement aux irrégularités de l'ossature pour garantir une isolation continue de qualité. Il remplit les plus petits espaces évitant ainsi le moindre pont thermique.

Adjuvant pour le classement contre le risque d'incendie

Cet aspect idyllique est terni par les adjuvants qui doivent être rajoutés afin de permettre à ce matériau d'obtenir un classement contre le risque Incendie au mieux « Bs2d0 (faiblement combustible) selon les Euroclasses NF EN 13501 ou M1 (non inflammable) selon l'ancienne norme. Ce sont ces adjuvants qui ont déclenché des informations pour la plupart erronées ainsi qu'une mauvaise interprétation de la législation européenne.

À l'origine, le règlement REACH :

" Le sel de Bore est l'additif très majoritairement utilisé au sein de la communauté Européenne et sur le continent Nord Américain pour protéger la Ouate de Cellulose contre le feu.
Le règlement REACH (Directive européenne UE 1907/2006) classe les substances chimiques en fonction de leur nocivité pour la santé et l'environnement. Dans ce cadre, le sel de Bore (ou acide borique) a été enregistré comme retardateur de flamme dans les isolants en vrac de fibres de cellulose, ainsi qu'un certain nombre d'autres utilisations, y compris la fabrication de l'isolation en fibres de verre, des poudres à laver et des produits cosmétiques. "

" Après enquêtes complémentaires, il a été décidé que certains sels de bore devaient être classés comme toxiques pour la reproduction et justifiaient la mise en place d'une limite de concentration spécifique pour l'acide borique à un niveau de 5,5% en masse. Au cours de ces enquêtes, aucun effet nocif n'a été observé lorsque la concentration est inférieure ou égale à 5,5% en masse. Les ouates de cellulose contiennent moins de 5% d'acide borique. "

" En 2010, une décision (Décision 2010/72 UE) a modifié la directive sur les produits biocides de l'UE (98/8/CE). Celle-ci interdit l'utilisation de l'acide borique en tant que biocide dans 4 types de produits parmi les 23 répertoriés dans la directive. La ouate de cellulose n'est pas concernée car les sels de bore sont utilisésen tant qu'agent ignifuge à des concentrations infimes. Cependant, des informations ont circulé prétendant que la vente de produits d'isolation en fibres de cellulose contenant de l'acide borique serait interdite en France et dans d'autres pays d'Europe, et ce à compter de février 2011, en vertu de la décision 2010/72 UE. "

" Par mesure de précaution, la CCFAT (Commission Chargée de Formuler des Avis Techniques) du CSTB a décidé, le 30 septembre 2012, de ne plus délivrer d'avis techniques aux ouates de cellulose adjuvantées avec des sels de bore. Une décision en fait reportée à plusieurs reprises (elle devait prendre effet le 30 juin 2013) compte tenu du classement clarifié des sels de bore du règlement REACH. Les producteurs de Ouate de Cellulose ont devancé cette décision et remplacé l'acide borique par des sels d'ammonium. "

Des odeurs d'ammoniac :

En octobre 2012, des communications, sur internet notamment, ont fait état de dégagements d'odeur ammoniaquée dans des combles isolés avec de la ouate de cellulose. Denis FOURKAL de SOPREMA précise :

" Ce phénomène rare n'est pas propre aux ouates de cellulose de qualité. C'est le fait de certaines fabrications dont la formulation à base de sels d'ammonium pose quelques problèmes. En présence d'humidité, ces sels produisent de l'ammoniac. Avec notre ouate, nous n'avons eu que quelques rares dégagements qui concernent uniquement nos premières fabrications. Dès que nous avons identifié ce défaut nous y avons remédié immédiatement et depuis nous n'avons plus eu un seul cas d'émanation. La proportion de cas rencontrés avec notre ouate est de 0,05%, c'est infime. Selon nos informations, la proportion de cas rencontrés par nos concurrents serait de l'ordre de 2% des isolations réalisées. Le niveau d'ammoniac libéré est trop faible pour des effets durables sur la santé pour des expositions de quelques semaines. "

Toutefois si l'odeur d'ammoniac persiste, l'enlèvement de l'isolant est préconisé. Les chantiers identifiés ont été pris en main par les producteurs et suivis par le CSTB. Un audit de traçabilité a été mis en place pour identifier les lots défectueux.

" Toujours par principe de précaution, la décision d'interdire les sels d'ammonium dans la fabrication de ouate de cellulose a été prise par un arrêté du 21 juin 2013 publié le 3 juillet au journal officiel. Il faut noter que cet arrêté prévoit uniquement l'obligation de retrait des lieux de vente des isolants à base de ouate de cellulose adjuvantée de sels d'ammonium ainsi que le rappel des produits non encore installés. Si la ouate est posée, elle est considérée comme partie intégrante du bâtiment et n'est plus visée par cet arrêté. Si des dégagements d'odeur sont constatés, il convient de contacter le fabricant ou l'ECIMA pour solutionner le problème dans les meilleurs délais. "

Retour à la case Départ :

" Comme les sels d'ammonium étaient interdits et les sels bore encore autorisés jusqu'au 30 juin 2013, la CCFAT a accordé, le 18 juin 2013, un délai supplémentaire de 2ans pour les avis techniques des ouates de cellulose. Une troisième année sera même accordée pour les sociétés qui auront fait la demande au CSTB d'un avis technique pour une ouate de cellulose protégée par un nouvel additif. "

" La protection contre le feu des ouates de cellulose avec des sels de bore n'empêche pas de respecter les Règles générales de mise en oeuvre des procédés et produits d'isolation thermique rapportée sur planchers de greniers et combles perdus faisant l'objet d'un avis technique (Cahier du CSTB 3647, novembre 2008, remplacé par le CPT 3693 du CSTB d'avril 2011), notamment du point de vue des risques de condensation, des caractéristiques des pare-vapeur éventuels, des écarts de feu autour des conduits de fumée et de la conformité des installations électriques qui seront incorporées dans l'isolation. Il y a lieu de ne pas mettre le matériau en contact avec des conduits de fumée et de vérifier la conformité des installations électriques. Il convient de respecter la distance de sécurité selon le DTU 24-1. "

L'intégralité du paragraphe ci-dessous est extrait d'un article rédigé par l'ECIMA (European Cellulose Insulation Manufacturers Association), diffusé dans la dernière revue professionnelle GEDIMAT n°64 du 4éme trimestre 2013.

 

Principales techniques de mise en oeuvre (Extrait du site Ouatéco)

Avant de démarrer la pose de l'isolant, quelques vérifications s'imposent :

  • Le support (plancher bois, placo, etc.) doit être en bon état et capable de supporter le poids de l'isolant
  • Le support doit être suffisamment étanche à l'air
    - Il ne doit pas y avoir de trous ou de fentes
  • Il ne doit pas y avoir de traces d'humidité et surtout aucune infiltration au travers de la couverture ou des murs
  • La ventilation normale des combles ne doit pas nuire à l'isolant. Il ne doit pas y avoir de mouvements d'air dans la ouate.

Le soufflage :

Un témoin de hauteur approprié à l'épaisseur désirée est placé (approximativement 30 cm d'épaisseur pour un R=6).
Un chemin de circulation est installé, en planches par exemple, pour éviter de marcher sur l'isolation déjà mise en œuvre.
L'embout de soufflage est maintenu horizontalement à une hauteur d'environ 1 mètre de manière à souffler le matériau à cette distance de 1 mètre et afin que le matériau tombe de son propre poids. Il faut mettre en œuvre environ 20% d'épaisseur en plus afin de tenir compte du tassement qui va se produire dans le temps.
Lorsque l'isolant reste en contact direct avec de l'air en mouvement (combles ventilés ou présentant des orifices de ventilation basse), la surface de l'isolation doit être vaporisée par un brouillard d'eau. Après séchage, on obtient ainsi un croûtage sur la surface limitant le déplacement de l'isolation.
Il est recommandé de ne pas marcher sur l'isolant soufflé, même croûté.

L'insufflation par tuyau :

Pour insuffler, il est nécessaire d'utiliser des caissons. Le pare vapeur ou la fermeture du caisson est percé en haut et à l'axe de chaque caisson afin de permettre au tuyau d'insufflation de descendre jusqu'à environ 20 cm du bas de la cavité. Le remplissage s'effectue de bas en haut en respectant la densité.
Le remplissage s'effectue progressivement en remontant le tuyau, le caisson n'est plein que lorsque le produit ne circule plus dans le tuyau et que le moteur de la soufflerie débraye. Le remplissage complet est effectué lorsque le produit déborde des orifices faisant évents effectués auparavant. On rebouche les trous soigneusement de façon hermétique (scotch pare vapeur).

Insufflation de Ouate de cellulose
Insufflation de Ouate de cellulose

Insufflation par buse à dépression :

Des trous sont percés avec une scie cloche appropriée à environ 15 cm du haut et à l'axe de chaque caisson. Les découpes obtenues sont conservées pour remise en place à la fin de la mise en œuvre.
On fixe la buse sur l'orifice percé par l'intermédiaire d'un anneau extensible pour assurer l'étanchéité. On vérifie que la buse fasse bien une rotation de 360° et l'on fixe le sac à dépression pour recueillir l'air et la poussière. Après avoir réglé la machine en pression et en débit, on remplit le caisson avec une densité déterminée à l'avance par les réglages précis de la machine. Les angles supérieurs et le haut du caisson sont remplis grâce à la rotation de la buse. Le remplissage complet est atteint lors du ralentissement puis du débrayage du moteur de la machine.
L'opération est renouvelée au trou suivant. Après l'insufflation complète du mur, les orifices seront complétés manuellement afin de remplir la partie manquante par la présence de la buse. Ensuite, ces orifices seront rebouchés afin d'obtenir une parfaite étanchéité de la paroi.

Le choix d'insuffler avec ou sans buse dépend de la taille des caissons : s'ils sont très longs et que l'accès se fait par une extrémité, le tuyau seul est préférable. Il en va de même s'il y a des obstacles dans les caissons (gaines, tasseaux, rails, etc.) car on positionne le tuyau au fond de la travée avant de la retirer progressivement.
La buse permet de monter plus haut en densité ce qui évite des tassements dans des caissons très volumineux (30x80x300 par exemple). Le travail est plus propre (récupération des poussières par la mise à l'air libre de la buse). La buse remplit également mieux les petits caissons surtout s'ils sont étroits. C'est la méthode à privilégier pour sa régularité dans la maitrise de la densité.

La projection humide :

Projection humide de Ouate de Cellulose
Projection humide de Ouate de Cellulose

La projection humide nécessite également l'utilisation de caissons. Il convient d'ajouter de l'eau au produit en quantité suffisante pour activer le liant naturel de la cellulose. Le réglage de la machine assure une humidification homogène du produit. La tête de projection est maintenue à environ 80 cm du mur. La projection se fait avec un angle de 10 à 45° dirigé vers la paroi (l'angle croit en fonction de l'épaisseur de la couche isolante à former). L'application est réalisée en mouvements de va-et-vient réguliers, couche après couche pour que l'espace soit ainsi rempli de façon homogène du bas vers le haut.
À 30 cm du haut, la tête de projection est dirigée vers le haut, de manière à pouvoir remplir les coins supérieurs. Le reste est ensuite comblé par un jet horizontal. A la suite de la projection, le surplus du produit est raclé au moyen d'un rouleau brosse en rotation. Ce rouleau est apposé en haut et utilise les montants comme guide pour descendre. L'applicateur veille à ce que tous les interstices soient fermés. Avant de mettre en place le pare vapeur, il faut observer un temps de séchage pour que la ouate de cellulose soit sèche à cœur. Il convient de vérifier l'humidité de la ouate au moyen d'un humidimètre. Attention, ce délai de séchage peut être assez long selon les conditions climatiques.

 

Les règles de sécurité à respecter pendant la mise en oeuvre de Ouate de cellulose

Respecter la distance de sécurité entre isolant et conduit de fumées :

Conformément au DTU 24.1, et afin d'éviter tout risque d'incendie, une distance de sécurité ou écart au feu doit être respectée entre le conduit de fumée et tout matériau combustible. Cette distance varie en fonction du DTA du conduit de fumée installé (DTA à demander impérativement au fabricant avant utilisation du conduit).
Le respect de cette distance de sécurité entre le conduit et l'isolant entraîne un pont thermique. Afin de palier à ce problème, le fabricant de la Ouate de cellulose « Univercell » préconise de remplir le vide entre le conduit et l'isolant avec de l'EFIPERL qui est un isolant thermique naturel, léger et incombustible (Euroclasse A1).
EFIPERL est une marque déposée par le Groupe SOPREMA. Il s'agit d'un matériau constitué d'un mélange de grains de vermiculite exfoliée et de perlite expansée. EFIPERL sert également à fabriquer un béton léger en rajoutant de l'eau et du ciment. Son classement au feu est A1 (anciennement M0). EFIPERL est livré en sac de 100 litres.

 

Distance de sécurité entre isolant et conduit de cheminée
Distance de sécurité entre isolant et conduit de cheminée - Src: univercell.fr

 

Protéger les appareils électriques et autres sources de chaleur :

Les spots, transformateurs, etc. doivent obligatoirement être protégés avant la mise en œuvre de l'isolant. Cette protection peut se faire soit en créant un plénum soit avec des protections individuelles au-dessus de chaque appareil électrique.

 

Les caractéristiques techniques de la Ouate de Cellulose

Exemple des performances thermiques de la Ouate de cellulose fabriquée par Univercell en fonction de son épaisseur et du mode de mise en œuvre :

Performances thermiques de la Ouate de cellulose en fonction de son épaisseur
Les performances thermiques de la Ouate de cellulose en fonction de son épaisseur.

Les performances en fonction de l'épaisseur et des différentes techniques de mise en oeuvre

Performances de la Ouate de Cellulose en soufflage :

Performances de la Ouate de cellulose en Soufflage, en fonction de son épaisseur
Performances de la Ouate de cellulose en Soufflage, en fonction de son épaisseur.

Performances de la Ouate de Cellulose en insufflation :

Performances de la Ouate de cellulose en Insufflation, en fonction de son épaisseur
Performances de la Ouate de cellulose en Insufflation, en fonction de son épaisseur.

Performances de la Ouate de Cellulose en projection humide :

Performances de la Ouate de cellulose en projection humide, en fonction de son épaisseur
Performances de la Ouate de cellulose en projection humide, en fonction de son épaisseur.

L'ECIMA : Association des fabricants de Ouate de Cellulose

L'ECIMA est désormais un interlocuteur de l'encadrement institutionnel et compte entretenir des relations de travail continues afin de piloter au mieux le développement de l'activité.
Concernant la recherche sur les nouveaux additifs, un programme de recherche et développement est mis en place par l'ECIMA, avec la participation des fournisseurs d'additifs et le soutien des institutionnels (ministère, CSTB, centres de recherche).
Une opération de communication est lancée pour mieux présenter et expliquer les qualités de la ouate de cellulose aux consommateurs.

 

Les textes réglementaires

  • DTA 20/10-181 - CSTB : Procédé d'Isolation thermique de remplissage par Insufflation des murs (parois verticales).
  • DTA 20/10-182 - CSTB : Procédé d'Isolation thermique par Soufflage sur planchers des combles perdus.
  • DTU 24.1 Fumisterie : Respect des distances de sécurité entre isolant et conduit de fumées.
  • Arrêté du 21 juin 2013 paru au Journal Officiel n°152 du 3 juillet 2013, relatif à l'interdiction de mise sur le marché d'importation, de vente, de distribution et de fabrication d'isolants à base de ouate de cellulose adjuvantés de sel d'ammonium.
  • CPT 3693 d'avril 2011 - Procédés d'isolation par soufflage d'isolant en vrac.

Les sites référents

 

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